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Photographer's Note

English version:

Socotra is a small archipelago of four islands, in the Indian Ocean, part of Yemen, but about 240 miles away from the coast. It is quite isolated and the life, despite a beautiful landscape -specially a unique flora and fauna, with endemic species like the dragon's blood tree, or quantities of birds, such as the egyptian vulture- is not so easy. But, coming from the continent, this seems sweet, and even more in slow motion.
What I specially like is the way socotri men greet each other. When two men meet, they softly approach their faces each from other and touch their noses, in what ressembles greatly to an "eskimo kissing". And unlike yemenis from the continent, nobody wear a jambiya at the belt, here. By the way, it seems the use of jambiya is not so fashionable in the south of Yemen as in the north. Even rejected as it appears to some south yemenis as an attempt from the North where is situated the central government, to extend its influence.

This man is a schoolmaster. He had a week off and took time to show me his island. He could not speak a word of english, and I did not speak a work of soqotri (a semitic langage a bit different than the arabic spoken on the continent) but the communication was not so difficult, as we were both curious and he was very, very patient with me. The island is small, about 140 kms length on 40 kms large, but due to a lack of public transportations, distances are not nothing for the inhabitants. So, we often find people on the side of the road, waiting for a rare car to pass that can give them a lift. I suggested him to take all the hitch-hikers we found on the way, when we were using his small car : children going to school, a woman going to the market in Hadibo, and more. No way, even if it was already very hot inside, not to share the free space! Like most of the tourists crossing the island in four wheel drive, looking through their tinted windows without real contact with the population. We were stopping when he wanted to pray. We were clapping hands together while listening traditional songs in the bumps of the dirt tracks, as much shaken by the jolts of the car than by our laughs. When he brought me to the airport, the last day, early morning, the sadness was tangible. We were very silent. For our last hour of drive together, he put a tape cassette. The heart-rending song of a muezzin that was fitting perfectly with the moment, with the sun rising on the barren landscape, without a living soul at the horizon... Just thinking about that makes me shudder at it!...

Thanks, Monir!


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Version franaise:

Socotra est un petit archipel de quatre les quatre, dans l'Ocan Indien, qui fait partie du Ymen, mais se situe environ 350 kms des ctes. Elle est trs isole et la vie, en dpit d'un beau paysage - particulirement une flore et une faune uniques, avec des espces endmiques comme le dragonnier et quantits d'oiseaux, tels le vautour percnoptre, n'est pas si facile que a. Mais, venant du continent, elle semble douce, et encore plus au ralenti.

Ce que j'aime particulirement est la manire dont les hommes socotris se saluent. Quand deux hommes se rencontrent, ils approchent doucement leurs visages l'un de l'autre et font se toucher leurs nez, dans ce qui ressemble fort un baiser esquimau. Et la diffrence des yemenis du continent, personne ne porte de jambiya la ceinture, ici. D'ailleurs, il semble que le port de la jambiya ne soit pas autant la mode dans le sud du Ymen que dans le nord. Rejet, mme, alors que cet usage apparat, pour nombre de ymnis du Sud, comme une tentative du nord, o se trouve le gouvernement central, d'tendre son influence.

Cet homme est un instituteur. Il avait une semaine de libre et a pris le temps de me montrer son le. Il ne parlait un mot d'anglais, et je ne connaissais pas un mot de soqotri (une langue smitique un peu diffrente de l'arabe parl sur le continent) mais la communication n'tait pas tellement difficile, car nous tions tous deux curieux et il tait trs, trs patient avec moi.

L'le est petite, longue d'environ 140 kms de long sur 40 de large, mais d un manque de transports publics, les distances ne sont rien pour les habitants. Aussi, il est frquent de voir des gens sur le bas-ct de la route, qui attendent le passage d'une des rares voitures qui puisse les prendre bord. Je l'ai incit prendre tous les auto-stoppeurs que nous trouvions en chemin, quand nous tions en voiture : enfants allant l'cole, une femme allant au march Hadibo, et d"autres encore. Mme si sa voiture tait petite, et qu'il faisait trs chaud l'intrieur, pas question de ne pas partager l'espace libre! Comme la plupart des touristes traversant l'le en 4X4, qui regardent l'le derrire leurs vitres teintes, sans vrai contact avec la population!...

On s'arrtait quand il voulait prier. On battait la mesure sur le tableau de bord en coutant des chants traditionnels, tout autant secous par les cahots de la voiture dans dans les chemins de terre, que par les rires. Quand il m'a amen l'aroport au petit matin, le dernier jour, la tristesse tait palpable. On tait trs silencieux tous les deux. Pour notre dernire heure de route ensemble, il a mis une cassette. Un chant de muezzin dchirant qui collait parfaitement au moment, avec le lever du soleil sur le paysage dsertique, et sans me qui vive l'horizon... Rien que d'y penser j'en ai encore des frissons!...

Merci Monir!

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Additional Photos by Marine Rebillout (eversmile) Gold Star Critiquer/Gold Star Workshop Editor/Gold Note Writer [C: 864 W: 518 N: 1921] (11636)
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